lundi 11 décembre 2017

Coup de Coeur Parisien : Blue Valentine


Nouvelle semaine, nouveau coup de cœur gastronomique. Aujourd’hui, c'est en plein cœur du 11ème arrondissement que je vous emmène, dans une petite ruelle à l’écart de l’animation du quartier.

Pour tout vous avouer, voilà bien trois ans que je me dis que je dois tester cette adresse dont j'ai entendu le plus grand bien. Un chef Japonais qui s'essaye à la cuisine Française, forcément, ça me parle (rappelez-vous mes grands favoris L'Initial et Kigawa!). Et puis la liste des restaurants à découvrir s'étirant de jour en jour tel un élastique, j'ai fini par l'oublier...  
Grossière erreur!
Blue Valentine, si tu me lis, je fais mon Mea Culpa. Promis, juré, je ne t'oublierai plus.

Mais reprenons dès le début, voulez-vous? Le cadre cosy et intime, et le menu restreint me mettent rapidement en confiance. Malgré cette carte courte, le choix reste cornélien car tous les énoncés mettent en appétit.

Pour commencer, parlons mise en bouche. La texture inattendue du velouté de patates douces relevé par le craquant des chips de charbon nous en bouche un sacré coin. Ça démarre fort!


Velouté de patates, Chips de charbon
Je me dois également de vous toucher un mot sur le pain exceptionnel. J'ai pour principe de ne pas trop manger de pain au restaurant mais ici, impossible de résister à ce pain rustique et terriblement moelleux. J'apprendrai plus tard qu'il provient du chef Thierry Breton dont l’établissement se trouve à quelques pas de là. Alors sauçons, sauçons gaiement!

Pain de Thierry Breton

Mais il est temps de passer à la suite.
Je me laisse de me côté envouter par le Sot l'y laisse aux éclats de noisettes torréfiées, œuf parfait, et crème de châtaignes. Une entrée sublime, dans tous les sens du terme. Je suis toujours impressionnée par ces chefs qui parviennent à un tel équilibre de saveurs tout en associant de multiples produits et là, on est en plein dedans. Je pioche un peu de tout à la fois pour pouvoir ressentir toute la complexité de cette assiette et je savoure...

Sot l'y laisse




Même réaction enthousiaste du côté du Gourmand qui opte pour les Noix de Saint-Jacques aux Topinambours en 2 textures, Kadaïf et herbes sauvages. Encore une entrée incroyablement aboutie et franchement (oserais-je le dire?) orgasmique.

Noix de Saint-Jacques


Stop, Malheureux! Il faut garder un peu de place pour le reste du repas (Oups, on a peut-être abusé du pain finalement)!

D'un côté, un très graphique risotto à l'épeautre, particulièrement doux, en raison de la présence de betterave en quantité généreuse.
De l'autre, un filet de lieu noir rôti, à la cuisson juste et maitrisée,  accompagné de ses légumes racines.
Ces plats sont tous deux bien appréciés. Avouons cependant qu'après une telle entrée en matière, il était difficile de rivaliser!

Filet de lieu noir rôti
Risotto à l'épeautre et à la betterave



Quelques instants plus tard, après une pause digestive bien méritée, les desserts font leur apparition en fanfare.
L'accro aux tartes au citron que je suis ne pouvait rêver mieux que cet Iceberg de meringue à la crème de citron, Espuma yaourt et crumble au poivre de Séchuan. Ce dessert est bien acidulé, exactement comme je l'aime. La coque de meringue étant très fine, elle laisse pleinement s'exprimer l'acidité du citron.

En face, le "Thé & Chocolat" est juste divin. Ce dessert tout en gourmandise allie les saveurs d'une puissante ganache au chocolat noir et d'une crème glacée au thé Earl Grey, le tout surmonté d'une tuile craquante cacaotée et de noisettes caramélisées.
Effet Waouh visuel et gustatif garanti!

Les desserts : Iceberg au citron et Thé & Chocolat

Au final , j'ai été bluffée par ce repas tout en finesse et en originalité, avec une mention spéciale pour les entrées et les desserts de très (très) haut niveau!

Que dire de plus? Je ne vois que "Bravo l'artiste!


PS : En ce moment, vous bénéficiez de 30% sur l'addition en passant par La Fourchette soit 35 euros  pour le menu Amuse-bouche / entrée / plat / dessert! GO, GO, GO! 

Blue Valentine
13 Rue de la Pierre Levée
75011 Paris

vendredi 8 décembre 2017

Bûche Vanille / Noix de Pécan, Insert au Salidou

Pas une seule bûche en 5 ans sur le blog et Bim, en voilà deux en quelques jours... Allez comprendre! Celle-ci est plutôt bretonne dans l'âme avec son insert au caramel au beurre salé et surtout, contrairement à ce que l'on pourrait penser en admirant son look de star, elle est incroyablement facile! Je dirais même que c'est la bûche des paresseux, toutes les préparations prises séparément ne prenant pas plus de 10 minutes au maximum.

Seul petit détail avant de vous lancer : il vous faudra un peu de matériel! Pas d'ingrédients farfelus pour une fois mais plutôt les grands basiques comme une gouttière à bûche, une autre plus petite pour l'insert et enfin un spray pour l'effet velours. Rassurez-vous, je vous explique plus loin où trouver tout ça, sachant que je me procure quasi exclusivement sur internet pour plus de facilité.

Au final, entre cette bûche et la précédente, mon estomac balance. La première est plus fruitée mais aussi plus forte en chocolat, alors que celle-ci est plus régressive, tout en restant très équilibrée en termes de saveurs. On est bien loin des bûches de nos mamies débordant de triple crème au beurre, et qui, en une cuillerée, sont susceptibles de vous provoquer un coma hyperglycémique!
Non, ici, on est dans la délicatesse, dans l'aérien (Mmmhh cette ganache) et dans le très gourmand avec les notes de caramel et de noix de Pécan.

Avec tout ça, on ne peut que succomber!



Ingrédients

Pour une Bûche de 8/10 personnes

Dacquoise
55g de poudre de noix de pécan (mixez-les avec un petit robot)
55g de poudre d'amande
105g de blancs d’œufs (environ 3)
105g de sucre en poudre
Une poignée de noix de pécan grillées et grossièrement concassées

Croustillant au praliné
115g de praliné de très bonne qualité (Noix de pécan ou amandes/noisettes en fonction de ce que vous avez) ou fait maison
40g de crêpes dentelles (gavottes) émiettées

Crème au chocolat blanc
250g de crème liquide entière
50g de chocolat blanc peu sucré (Valrhona ou Barry) .
1 gousse de vanille
Insert : 
250g Salidou de bonne qualité ou de caramel au beurre salé fait maison
2g de gélatine ou 1 feuille (j'utilise de la gélatine de poisson en poudre)
12g d'eau très fraîche
10 cL de lait  demi-écrémé ou entier
Une belle pincée de fleur de sel

Spray velours blanc (celui-ci pour moi)


Préparation :

Quelques jours avant : 

Préparer l'insert
Mélanger énergiquement dans une coupelle 12g d'eau fraîche (qui sort du réfrigérateur) et 2g de gélatine en poudre (vous pouvez aussi utiliser des feuilles de gélatine que vous réhydraterez simplement dans de l'eau fraiche avant de les essorer). Réfrigérer pour 15 à 20 minutes de façon à obtenir un petit palet gélifié.
Faire chauffer dans une petite casserole le lait et le salidou. Ajouter la gélatine dans ce mélange
qui doit être très chaud (mais pas bouillant pour ne pas tuer la gélatine!) et mélanger vivement pour la dissoudre totalement. Ajouter une belle pincée de fleur de sel. 
Couler le tout dans un moule à insert à bûche en silicone ou dans des mini moules à cakes que vous assemblerez plus tard. (Il vous en restera un peu, vous pourrez le manger à la cuillère!).
Filmer et congeler pour au moins 6 heures (la veille c'est parfait).


Préparer la crème
Faire chauffer la crème liquide au microondes jusqu'à ébullition. Y ajouter les graines d'une gousse de vanille charnue.Verser sur le chocolat blanc coupé en petits morceaux et disposé dans un saladier puis mélanger vivement à la spatule. Passer le tout au mixeur plongeant , puis éventuellement au chinois pour qu'il soit parfaitement lisse. Filmer au contact et réfrigérer au moins 6h (la veille pour moi également).

Réaliser le biscuit dacquoise
Préchauffer le four à 180°C.
Faire torréfier rapidement les 2 poudres (ensemble) dans une poêle sur feu moyen, en remuant constamment. Les poudres ne doivent pas brûler, juste exhaler leurs saveurs!
A l'aide d'un batteur électrique ou au robot muni du fouet, monter les blancs d’œufs en neige, en commençant à faible vitesse et en augmentant petit à petit. Quand ils sont presque fermes, verser le sucre petit à petit , tout en continuant à battre. Incorporer les poudre d'amandes et de noix à l’aide d’une maryse en soulevant bien le mélange. Ajouter enfin les cerneaux de noix de pécan concassés et mélanger délicatement.
A l'aide d'une poche à douille, verser la préparation dans un cercle de 20 cm posé sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Faire cuire environ 20 minutes à 180°C : les bords et le dessus doivent être dorés mais le centre doit rester moelleux au toucher.
Laisser refroidir puis décercler délicatement.

Préparer le croustillant :
Mélanger simplement le praliné avec les gavottes écrasées. Étaler immédiatement le croustillant sur la dacquoise à l'aide d'une spatule. Filmer (pas au contact, ça colle!) et congeler pour 2h minimum pour que le tout fige bien.
  
Le lendemain, monter la crème en chantilly :
Au robot ou au batteur électrique, fouetter la préparation en commencent à petite vitesse et en augmentant au fur et à mesure.Verser dans une poche à douille.

Procéder au montage de la bûche : au fond du moule à bûche (recouvert d'un tapis en silicone pour un rendu parfait!), couler un tiers de la crème au chocolat et lisser en remontant sur les cotés puis disposer l'insert congelé et recouvrir du reste de crème. Fermer avec le biscuit dacquoise (croustillant au contact de la ganache, dacquoise au dessus).

Filmer et  congeler pour au mois 6 heures. Vous pourrez préparer la bûche quelques jours avant sans problème en la conservant au congélateur.

Démouler délicatement l'entremets et "floquer" à l'aide d'un spray velours. Pour cela, si vous avez un balcon / terrasse/ jardin, allez dehors car le spray tâche beaucoup! Sinon la porte du lave-vaisselle fera l'affaire.
Laisser le spray sous le robinet d'eau très chaude pendant quelques minutes. Il faut entendre la bille bouger à l’intérieur. Secouer ensuite de toutes ses forces (merci à Valérie pour ses précieux conseils!!). Pschitter quelques coups "pour rien" afin d'éviter de faire des paquets. Déposer la bûche sur la porte du lave vaisselle ou à l’extérieur et pschitter de loin en bougeant sans arrêt autour de la bûche.  La couleur foncée n'apparaitra pas immédiatement donc n'en mettez pas trop surtout!

Placer la bûche au réfrigérateur pendant au moins 6 heures. Elle ne doit pas être congelée au moment du service. Décorer comme vous le souhaitez.

Déguster!




La Note des Goûteurs : 18/20

mercredi 6 décembre 2017

Bûche Croustifondante aux Poires, Chocolat et Noix de pécan

Le mois de décembre est déjà bien entamé, avec son lot de festivités en tous genres. Noël, Hanoucca, Christnoucca, Nouvel an... Pas de jaloux, chez nous, on fête tout! (Ben oui, on ne va quand même pas rater une occasion de manger, pas folle la guêpe!). 
Qui dit fêtes dit bûches et pourtant, honte à moi, je ne vous ai encore jamais proposé de recette sur le blog (mis à part ce semblant de bûche l'année dernière mais bon, petits futés que vous êtes, vous avez vite compris la supercherie!).
Du coup, cette année, je vais tenter de me faire pardonner en vous proposant une recette qui dépote composée d'une dacquoise aux noix de pécan, d'un croustillant Feuillantine au praliné, d'un insert aux poires aux parfums de miel, vanille et citron vert et enfin d'une ganache montée aérienne au chocolat au lait relevée par les notes épicées et subtiles de la fève Tonka.
Le résultat? Simplement renversant!
En clair, si vous voulez épater votre galerie, vous avez trouvé votre bûche!


Ingrédients

Pour un moule à bûche (10 personnes)

Ganache montée au chocolat au lait / Fève Tonka
200g de chocolat au lait peu sucré type Jivara de Valrhona
25 cL de crème liquide entière froide
12 cL de crème liquide entière chaude
1/2 fève Tonka râpée

Dacquoise aux noix de pécan :
25g de sucre en poudre
35g de poudre de noix de pécan préalablement torréfiées
15g de noix de pécan torréfiées
35g de sucre glace
60g de blancs d’œufs , à température ambiante ( = environ 2 œufs moyens, pesez-les!)

Insert
4 poires Williams coupées en dés 
40g de miel neutre (acacia ou toutes fleurs par exemple)
1 gousse de vanille 
1 filet de jus de citron vert
3g de gélatine ou 1 feuille et demi (j'utilise de la gélatine de poisson en poudre)

Croustillant au praliné
115g de praliné de très bonne qualité (Noix de pécan ou amandes/noisettes en fonction de ce que vous avez) ou fait maison
40g de crêpes dentelles (gavottes) émiettées

Spray velours brun ou rouge selon le rendu souhaité



Préparation

Quelques jours avant : 

- Préparer l'insert
Mélanger énergiquement dans une coupelle 15g d'eau fraîche (qui sort du réfrigérateur) et 3g de gélatine en poudre (vous pouvez aussi utiliser des feuilles de gélatine que vous réhydraterez simplement dans de l'eau fraiche avant de les essorer). Réfrigérer pour 15 à 20 minutes de façon à obtenir un petit palet gélifié.

Couper les poires épluchées en petits dés et y ajouter les graines d'une gousse de vanille et quelques gouttes de jus de citron, pour éviter que les poires ne noircissent.
Chauffer le miel sur feu vif dans une casserole. Quand il commence à caraméliser, y verser la brunoise de poires. Laisser cuire sur feu vif jusqu'à ce que le jus s'évapore, tout en remuant régulièrement. Ajouter à nouveau quelques gouttes de citron vert et couper le feu.



Prélever les 3/4 des poires caramélisées et les mixer finement au mixeur plongeant ou au blender.
Ajouter le palet de gélatine obtenu dans la purée de poires qui doit être très chaude (mais pas bouillante pour ne pas tuer la gélatine!) et mélanger vivement pour la dissoudre totalement. Ajouter le reste des poires en dés dans la préparation et couler le tout dans un moule à insert à bûche en silicone. Filmer et congeler pour au moins 6h.


- Préparer la ganache montée :
Faire fondre au bain-marie le chocolat. Porter à ébullition 12cL de la crème liquide dans une casserole ou au micro-ondes.
Verser la crème chaude en trois fois sur le chocolat fondu en mélangeant avec une spatule, de façon à réaliser une émulsion. Bien mélanger à chaque fois, jusqu’à obtenir un mélange brillant.
Ajouter d'un coup les 25 cL restants de crème froide, mélanger bien (toujours à la spatule, et pas au fouet!). Râper la demi fève Tonka et l'ajouter à la préparation.

Filmer au contact et réfrigérer pour une nuit minimum.





- La veille (ou avant si vous voulez congeler la bûche), réaliser le biscuit dacquoise  :

Préchauffer le four à 180°C en chaleur tournante.
Tamiser la poudre de noix de pécan avec le sucre glace.
Dans un saladier, verser les blancs d’œufs à température ambiante avec le sucre en poudre (dès le début) et une pincée de sel. Faire monter le tout au batteur électrique ou au robot muni du fouet en augmentant la vitesse progressivement. La meringue obtenue doit faire un bec d'oiseau mais ne doit pas être très ferme pour être bien incorporée par la suite.
 Verser les poudres tamisées sur cette meringue et mélanger très délicatement pour ne pas "casser" les blancs.
Verser dans une poche à douille et couler dans un petit moule rectangulaire graissé (même s'il est en silicone), qui devra avoir les dimensions approximatives de la bûche. Si vous n'avez pas , un moule à cake fera très bien l'affaire ou bien un cadre graissé que vous colmaterez avec du papier aluminium pour obtenir les bonnes dimensions! Ajouter les noix de pécan très grossièrement concassées par dessus et les enfoncer légèrement.
Déposer le moule sur une plaque métallique et enfourner pour environ 15 minutes à 180°C : les bords et le dessus doivent être dorés mais le centre doit rester moelleux au toucher. Laisser refroidir.

Préparer le croustillant :
Mélanger simplement le praliné avec les gavottes écrasées. Étaler immédiatement le croustillant sur la dacquoise à l'aide d'une spatule. Filmer (pas au contact, ça colle!) et congeler pour 2h minimum pour que le tout fige bien. 

Le lendemain, monter la ganache :
Au robot muni du fouet ou au batteur électrique, fouetter la préparation en commencent à petite vitesse et en augmentant au fur et à mesure. Elle doit être ferme, comme une chantilly.

Démouler délicatement la dacquoise recouverte de croustillant. La découper aux dimensions de la bûche.

Procéder au montage de la bûche : au fond du moule à bûche (recouvert d'un tapis en silicone pour un rendu parfait!), couler un tiers de la ganache et lisser en remontant sur les cotés (voir photos) puis disposer l'insert congelé et recouvrir du reste de ganache. Fermer avec le biscuit dacquoise (croustillant au contact de la ganache, dacquoise au dessus).




Filmer et  congeler pour au mois 6h. Vous pourrez préparer la bûche quelques jours avant sans problème en la conservant au congélateur.

Démouler délicatement l'entremets et "floquer" à l'aide d'un spray velours. Pour cela, si vous avez un balcon / terrasse/ jardin, allez dehors car le spray tâche beaucoup! Sinon la porte du lave-vaisselle fera l'affaire.
Laisser le spray sous le robinet d'eau très chaude pendant quelques minutes. Il faut entendre la bille bouger à l’intérieur. Secouer ensuite de toutes ses forces (merci à Valérie pour ses précieux conseils!!). Pschitter quelques coups "pour rien" afin d'éviter de faire des paquets. Déposer la bûche sur la porte du lave vaisselle ou à l’extérieur et pschitter de loin en bougeant sans arrêt autour de la bûche.  La couleur foncée n'apparaitra pas immédiatement donc n'en mettez pas trop surtout!




Placer la bûche au réfrigérateur pendant au moins 6h. Elle ne doit pas être congelée au moment du service. Décorer comme vous le souhaitez.

Déguster!




La Note des Goûteurs : 18/20

jeudi 30 novembre 2017

Burgers Végétariens aux Patates douces et au Fromage de Chèvre

Youpi, un Burger! Exactement ce qu'il nous faut en ce moment, non? C'est copieux, revigorant, réconfortant et quand c'est bien fait (je précise au cas où), ça peut être divin. Après vous avoir proposé ma recette classique au bœuf et à la Tomme de Savoie, je reviens aujourd'hui avec une version végétarienne que j'ai peaufinée jusqu'à obtenir celle que je vous présente aujourd'hui.
Et je peux vous dire qu'elle envoie du lourd la recette Veggie! Du pain maison, des "steaks" de patates douces et de lentilles corail (merci Del's Cooking!), une touche de chèvre frais et de ciboulette et enfin du fromage de chèvre en bûche qui relèvera délicieusement  sur le tout. Abracadabra, vous obtenez le Burger végétarien dont vous n'osiez même pas rêver!

PS : pour une version plus "estivale (ben oui, 7 mois, ça passe vite!), remplacez le fromage par des lamelles l'avocat et une sauce au yaourt et aux herbes fraîches légèrement citronnée... Vous m'en direz des nouvelles!

PS BIS:  Pour les intéressés, les galettes de patates douces et de lentilles corail sont IG bas mais pas les pains à burgers à base de farine blanche (je suis en train de vous concocter une recette mais elle n'est pas encore au point, patience!). Pour un repas IG bas, servez ces galettes à l'assiette, avec une sauce au sésame, de la salade verte et du chèvre frais!


Ingrédients 

Pour 6 Burgers :

"Steaks" de patates douces :
190g de patates douces (poids cuit et épluché!) donc une grosse patate douce crue
125g de lentilles Corail
15g de farine de pois chiches (ou farine de blé)
15 à 20g de chapelure maison* ou du commerce
1 petit oignon (ou 1 grosse échalote)
1 gousse d'ail
1 petit œuf
1 cuillère à soupe de paprika
1 cuillère à café de vinaigre balsamique
1 bonne pincée de chili ou de piment en poudre
1 cuillère à café de cumin



Burgers : 
6 pains à Burger (ma recette préférée ici et la version express ici)

12 tranches de chèvre en bûche (ou chèvre cendré ou encore Gorgonzola)**
6 cuillère à soupe de chèvre frais
Une bonne poignée de ciboulette fraîche
3 oignons nouveaux (vert + blanc)
6 steaks de patates douces
Quelques pousses d'épinard ou feuilles de mesclun ou jeunes pousses

Note* : Pour une chapelure maison, utilisez du pain rassis,idéalement au levain (pain de campagne, à l’épeautre ou aux céréales...). S'il n'est pas assez sec, passez-le quelques minutes au four avant de le mixer rapidement. La chapelure se conservera ainsi plusieurs semaines dans un bocal fermé, à l'abri de la lumière.

Note 2** : choisissez un fromage puissant pour contre balancer la saveur très douce de la patate douce : Chèvre, Gorgonzola ou Fourme d’Ambert  



Préparation : 

Préparer les pains à Burgers en suivant cette recette ou celle-ci (ou les acheter dans une bonne boulangerie!)


Préparer les galettes :
Préchauffer le four à 200°C
Percer la patate douce à plusieurs endroits avec une fourchette. Poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé (elle rendra du liquide) et enfourner  pendant environ 45 minutes à 200°C. Elle doit être très tendre.
Laisser un peu refroidir, éplucher et peser 190g. Réduire en purée à l'aide d'une fourchette.

Rincer les lentilles corail et les faire cuire dans 4 fois leur volume d'eau froide non salée pendant 10 à 15 minutes. Rajouter un peu d'eau chaude elles accrochent au fond de la casserole. Saler puis égoutter soigneusement. Presser bien pour extraire le surplus d'humidité. Laisser refroidir

Dans une poêle, faire revenir l'oignon émincé avec un flet d'huile d'olive jusqu’à ce qu'il soit translucide. Ajouter l'ail émincé et faire revenir une minute supplémentaire en remuant constamment. Ajouter enfin le balsamique , mélanger puis couper le feu.

Dans un grand saladier, mélanger la purée de patates douces , les lentilles corail, l’œuf et les oignons.Ajouter la farine de pois chiches, la chapelure et les épices. Saler et poivrer et bien mélanger.Rajouter un peu de chapelure si le mélange est trop souple pour former des boules.

Prélever environ 2 cuillères à soupe de préparation, former 6 boules et les aplatir en galettes épaisses.

Les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et enfourner pour 15 minutes à 180°C.

Laisser refroidir quelques minutes puis transférer délicatement les galettes dans une poêle (2 ou 3 à la fois au maximum) avec un peu d'huile d'olive sur feu moyen fort et faire dorer quelques minutes de chaque côté.



Préparer la sauce : 
Fouetter le chèvre frais pour l'assouplir. Ajouter la ciboulette ciselée et les oignons nouveaux émincés avec une partie du vert.

Tartiner la partie inférieure des buns avec ce mélange.

Former le Burger : disposer un "steak sur chaque bun, recouvrir avec quelques feuilles de salade et 2 tranches de chèvre en bûche par burger. Recouvrir avec le deuxième bun puis enfourner une dizaine de minutes à 180°C pour que le fromage fonde et que le Burger soit chaud.

 Servir avec des Potatoes ou simplement avec une salade verte pour plus de fraîcheur.

 Déguster!



La Note des Goûteurs : 18/20

dimanche 26 novembre 2017

Coup de Coeur Parisien : Le Méchoui du Prince

Dans ma famille, le Couscous, c'est sacré. Faute de Pizza de la Mamma, chez moi, c'était Couscous de la Mémé! En effet, depuis mon enfance, je suis bercée par les pastillas, Tagines et autres délices orientaux. Il faut dire que j'ai la chance d'avoir une grand-mère marocaine qui est aussi une excellente cuisinière...

Alors forcément les restaurants orientaux, je ne les fréquente pas souvent, voire pas du tout, non pas par manque d'envie mais plutôt par peur d'être déçue.

Mais il n'y a que les idiotes qui ne changent pas d'avis, m'a dit un grand Sage.
Voilà comment je me suis retrouvée à tester Le Méchoui du Prince, un soir glacial de Novembre, emmitouflée dans ma doudoune et mes 3 écharpes, à la fois curieuse, affamée, septique, et gelée (oui oui, tout ça à la fois).
Et nom d'une corne de gazelle, Dieu que c'était bon! Ma grand-mère me tuerait si elle lisait ces lignes mais j’irai même jusqu’à dire que le couscous du Prince pourrait détrôner la recette familiale (ça y est, me voilà reniée. Qu'on me tranche la tête!).



Mais revenons-en au commencement pour que je vous raconte tout ça.

Le cadre intime et chaleureux du restaurant me séduit immédiatement. Nous voilà transportés en quelques secondes dans un conte des milles et une nuits


Par pur hasard (la chance du débutant?), nous tombons ce jour-là sur une soirée* animée par deux musiciens et chanteurs de talent. Nous passerons donc la première partie de soirée à se laisser porter par une musique métissée entre Orient et Occident, tout en sirotant nos délicieux et surprenants cocktails à base de Bukha aux figues, de citron vert et de menthe fraîche. 

Mojito du prince : Bukha, citron vert et menthe fraîche 
Daikiri Casablanca : Rhum et sirop de dattes

Puis nous attaquons les choses sérieuses avec un assortiment d'entrées composé de Briouats croustillants au chèvre et aux légumes, de carottes aux épicesde caviar d’aubergine et de poivrons confits aux tomates et au cuminle tout accompagné de pain tout chaud.
OK, je l’avoue, nous ne nous attendions pas à une entrée aussi copieuse, petits naïfs que nous sommes! Il nous fallait pourtant garder de l’appétit pour la suite qui s’annonçait pantagruélique!

Carottes aux épices et Briouats
Salade de poivrons confits

La suite justement, parlons-en. J’opte pour le Tagine d'agneau aux pruneaux, amandes, sésame et cannelle.
Et je succombe. Mon Tajine est EXQUIS, la viande est si fondante qu’elle se mangerait à la petite cuillère et tous ces fruits secs lui vont à ravir. Je ne vous parle même pas de la semoule fine qui s’accorde merveilleusement avec les saveurs sucrées salées de l’agneau...

Tajine d'agneau aux fruits secs

En face , le Gourmand, qui s’est laissé tenter par le Couscous du Prince, ne pipe plus mot. Il savoure... Quand il réouvre enfin  la bouche, c'est pour user de superlatifs : la merguez est fabuleuse, l'agneau est fou, le bouillon est dingue. Je goûte... Et j’acquiesce.


Couscous du Prince

C’est alors qu’un fait inattendu se produit : le Gourmand ne parvient pas à bout de son couscous (qui nourrirait facilement 3 personnes, il faut le dire!) . Il en pleurerait presque mais voilà, son estomac a ses limites. Qui l’eut cru???

L’histoire aurait pu s’arrêter là... Mais c’était sans compter la force de persuasion de notre hôte ("Mange ma fille!". Ah non, ça, c’était ma grand-mère...) qui nous propose d'accompagner notre thé à la menthe d'un assortiment de pâtisseries orientales. Warriors que nous sommes, nous abdiquons. 
Et ces douceurs sont tellement savoureuses, étonnamment peu grasses et justement sucrées, que nous en venons rapidement à bout.
Des Warriors, je vous dis.

Assortiment de pâtisseries orientales


On quitte les lieux avec le sourire, repus (ça, c’est le mot politiquement correct pour dire à la limite de l’explosion) et ravis, avec la furieuse envie de revenir goûter la star du lieu : le Méchoui évidemment!


Note* : Le premier et le troisième jeudi du mois, à partir de 19h, le restaurant propose une soirée musicale comme celle à laquelle j'ai pu assister : "Les Jeudis de l'Orient". Pour plus d'informations, allez jeter un œil sur leur site!



Un grand merci à Afsaneh pour l'invitation!


Le Méchoui du Prince
36 rue Monsieur le Prince
75006 Paris

mardi 21 novembre 2017

Riz au Lait de Coco (recette salée)

Je ne sais pas pourquoi je ne cuisine pas plus souvent la noix de coco. Avec ses arômes fins et délicats, elle amène un parfum des îles qui me fait fondre. Nul besoin d'en ajouter des tonnes pour profiter de son parfum : juste une petite touche de noix de coco et pouf, votre recette se trouve métamorphosée en bombe exotique!
Prenez cette recette par exemple, piochée chez ma blogueuse Antillaise préférée. Elle vous parait toute simple? Elle l'est! Mais elle est aussi franchement délicieuse!
Je vous décris le topo : vous prenez un riz basmati tout bête et vous le faites cuire dans un mélange d'eau et de lait de coco. Quelques minutes plus tard, vous obtenez un riz ferme et fondant, hypra goûteux.
Vous pourrez le marier avec un filet de poisson ou une volaille rôtie, mais pour les végétariens, n'hésitez pas à le servir en plat unique avec des carottes rôties, des raisins secs blonds et quelques pois chiches épicés... Pour moi, cette dernière option sera au menu de demain soir et je peux vous dire que j'ai déjà hâte d'y être!



Ingrédients

Pour 6/8 personnes

450g de riz basmati
400 mL de lait de coco  de bonne qualité
250g d'eau
2 poignées d'amandes effilées
1 belle cuillère à café de sel
Copeaux de noix de coco (facultatif)


Préparation

Rincer le riz plusieurs fois dans une passoire et égoutter.

Faire bouillir l'eau et le lait de coco  dans une grande casserole sur feu moyen. Ajouter le sel, le riz basmati et bien mélanger. 

Après quelques minutes il n’y aura plus de liquide à la surface du riz, baisser alors le feu sur le feu le plus faible et couvrir la casserole. Laisser cuire 15 à 20 minutes à feu très doux (17 minutes exactement pour ma part!).

Au bout de ce temps, couper le feu et laisser reposer à couvert pendant 5 minutes.
Mélanger délicatement le riz avec une fourchette. Goûter et rectifier l'assaisonnement.

Verser dans le plat de service puis saupoudrer d'amandes effilées préalablement torréfiées (au four pendant une dizaine de minutes) et éventuellement de quelques copeaux de noix de coco.

Déguster!

 

 La Note des Goûteurs : 17/20

samedi 18 novembre 2017

Coup de Coeur Parisien : Takara

Aujourd'hui, parlons gastronomie japonaise. Rares sont les établissements parisiens qui font frémir mes papilles et en général, je m'y rends par curiosité une fois, mais pas deux. Sauf lorsque l'on parle de mes grands favoris : Blueberry, Lengue, Kokoya, Sanukiya et youpi, un petit nouveau vient de se hisser en très bonne place dans mon top 5! Enfin nouveau, façon de parler puisqu'il s'agit en réalité du plus vieux restaurant de sushis de la capitale.
Mais pourquoi donc ne m'y suis-je jamais aventurée avant? Mystère et boule de wasabi.

Je ne tournerai pas autour du pot : j'ai ADORÉ Takara. Autant le décor particulièrement soigné et l'ambiance traditionnelle que le service souriant et aimable, à la japonaise. Et puis surtout, j'ai été enthousiasmée par la variété et la qualité des mets proposés.



Pour débuter le voyage, il faut absolument que vous goutiez l'aubergine caramélisée au Miso qui est fabuleuse. Une des meilleures dégustées à Paris sachant que je commande systématiquement cette spécialité dès qu'elle figure à la carte d'un restaurant Japonais.

Aubergine caramélisée au Miso

Pour continuer, le choix est cornélien et si les traditionnelles fondues de viande ("Shabu Shabu" et "Sukiyaki") me font de l’œil, tout comme les Tempuras, les nouilles Soba et autres petites choses réjouissantes, j'ai pour cette fois craqué pour l'excellent plateau de sushis tandis que mon accompagnateur se délectait de sushis à la carte. 

Plateau de sushi

Tout était fin, délicat, savoureux avec une mention toute spéciale pour les exquis sushis au thon gras et à l'anguille grillée.  

Sushis au thon gras
Sushis à l'anguille grillée

Mon seul regret? Les algues entourant les maki pas assez croustillantes à mon goût!

Maki à la chair de thon (Negi Toro) et Sushi au saumon

Ne partez pas! Il vous faut essayer les appétissants desserts traditionnels dont l'intitulé fait saliver d'avance


Ici encore, on se délecte des glaces au thé matcha et au sésame noir parées pour l’occasion d’une belle cuillerée d'Anko, la fameuse pâte de haricots rouges. Un dessert délicieux, en toute simplicité.

Le Daifuku, composé de pâte de riz et d'Anko est moins marquant, même s'il est bien réalisé.

Glaces au sésame noir et au thé vert et tasse de thé matcha

Daifuku

Malheureusement, la qualité se paye et par la force des choses, les prix de Takara restent (très) élevés : 29 euros le plateau de sushis, 12 euros l'aubergine au Miso, 11euros pour les 6 makis à la carte...
Au final, en se faisant vraiment plaisir, on en a pour environ 60 euros par personne. Il existe aussi des menus dégustation avec un éventail de plats plus larges qui sont autour de 60 euros également.


Les petits budgets auront cependant la possibilité de se rendre à Takara le midi et de craquer pour un menu Chirashi ou Tempura / Sushi  (25 euros environ), composés d'un amuse-bouche, d'une soupe miso et d'une salade en plus du plat principal. Pas très copieux, il faut le dire, mais délicieux
 
Chirashi royal et Chirashi de saumon

Malgré l'envolée des tarifs, j'ai trouvé le voyage si fabuleux que je sais d'ores et déjà que j'y retournerai fissa. Et puis finalement, à choisir entre deux repas pas terribles chez le "chiponais" du coin et un dîner  un peu exceptionnel chez Takara, je choisis sans hésitation la deuxième option!

Et vous??



Service : 5/5 
Cuisine : 5/5
Lieu / Ambiance : 4,5/5 
Rapport Qualité / Prix : 3,5/5 (assez cher... Mais justifié!)

Avec qui? Entre amis /en amoureux /en famille / repas d'affaire

La Note finale de la Goûteuse (moi!) : 18/20


Takara
rue de Molière
75001 Paris

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